Méthodologie
Établir des relations concertantes et dialectiques entre les professionnels des secteurs du social et de la santé mentale pour co-construire des pratiques professionnelles plus adaptées aux spécificités cliniques du public marginalisé.
Le SMES n’est pas un hasard
La nécessité de collaborer entre secteurs et institutions s’origine dans le malaise et / ou les difficultés des professionnels du social et de la santé mentale face à l’inadéquation d’un accompagnement non concerté face à des situations qui cumulent des problématiques si intriquées.
Le choix méthodologique de la bipolarité santé mentale / social pour aborder les situations complexes s’inscrit institutionnellement au SMES-B ; chaque activité, chaque groupe de travail, chaque fonction se décline sur son versant social et santé mentale.
Collaboration plutôt qu’articulation
Cette collaboration intersectorielle (collaboration s’entendra ici comme travailler ensemble aux côtés de l’autre pôle en différence d’avec la simple pratique d’articulation) est à la base d’un travail en réseau. La structure non hiérarchique du réseau est particulièrement adaptée aux situations complexes et mouvantes. La circulation de l’information et la diversité des points de vue garantissent une meilleure adéquation et continuité de l’aide et du soin. Au sein du réseau, la collaboration est une fin en soi ; elle crée un lien fort et continu entre les acteurs de terrain autour du bénéficiaire ; cette interdépendance se révèle thérapeutique pour penser et agir par rapport à des situations caractérisées essentiellement par la rupture des liens.
1+1=3
La bipolarité social / santé mentale s’élabore sans cesse. Elle s’appuie sur des compétences variées (systémiques, analytiques, médicales, d’accompagnement, …) et facilite le dépassement des références méthodologiques de chaque secteur, de chaque compétence. C’est dans ce dépassement que réside la valeur ajoutée du SMES-B.
Champs d’application de la méthodologie
La pratique du réseau intersectoriel au SMES-B se décline à partir de situations concrètes rencontrées par la Cellule d’Appui ou exposées au sein des groupes d’Intervision. La représentation des acteurs sociaux et de la santé mentale constitue également une condition d’établissement des Tables d’échanges.