Visite au Club Norwest

Ce lundi, le coordinateur du Club Norwest, Niels Osselaer, m’a ouvert les portes de cette belle maison de ville à Jette. Du lundi au vendredi, ce lieu accueille toutes les personnes qui sonnent à leur porte. L’objectif est d’échanger et de créer du lien, non seulement entre les membres du club mais aussi entre les membres du secteur. Rencontre avec ce lieu innovant.

Le projet a été co-créé, il y a trois ans et demi, à l’initiative de professionnels de la santé mentale du nord-ouest de Bruxelles, d’usagers et de leurs proches. Il est indispensable pour le Club Norwest de se recentrer sur la place de l’usager dans ce projet.

L’endroit est chaleureux et convivial. On y retrouve un salon, une salle à manger, une cuisine et un jardin. Chaque jour, un binôme d’accueillant reçoit les membres. Ce duo est composé d’un bénévole et d’un professionnel, détaché d’une autre institution partenaire.

Ce lieu d’échanges est accessible à tous, aucune condition d’accès. Tout le monde peut franchir les portes et donc devenir membre du club. Il n’existe pas de carte de membre, ni de registre de présence. Ces usagers sont notamment des anciens malades, malades en guérison, des personnes isolées mais aussi des proches. Chacun peut dès lors profiter de quelques heures de convivialité, de détente et de parole.

Chaque journée est différente au Club Norwest. Ce sont les membres qui imaginent, construisent et mettent en place les activités de la journée. Ces animations sont diverses et variées : atelier d’écriture, jeu d’échecs, atelier d’aquarelle, bowling, cinéma, exposition, etc. Grâce à l’octroi du prix « Reintegration Award » du CRéSaM l’année dernière, les membres du club réalisent un film sur la vie au sein des murs de Norwest. Le Club accueille également cinq groupes de parole en soirée : les Joueurs Anonymes, le Funambule, Similes (français et néerlandais) et Rev « Entendeurs de Voix ».

Le mot d’ordre de cette rencontre est liberté. Dans cet endroit, les usagers peuvent faire ce qu’ils veulent à condition de respecter la charte de savoir-vivre des lieux. Ils peuvent participer ou non aux activités, rester une heure ou toute la journée, manger les mets proposés ou leur propre sandwich, etc.

Après plus de trois ans d’ouverture, Niels Osselaer est optimiste quant à l’avenir de ce projet. On dénombre une moyenne de 10 à 15 personnes de passage par jour et des liens commencent à se tisser. M. Osselaer raconte que « pendant les matchs de la coupe du Monde, certains membres se sont donné rendez-vous pour regarder le match ensemble sur un écran géant. Ceci est un grand pas pour ces personnes souvent isolées et cela fait vraiment plaisir à voir et à entendre. »

Nous laissons le mot de la fin au coordinateur du projet « rien n’est obligatoire, tout est possible au Club Norwest ».

Retrouvez un chouette reportage sur « La Première » à propos du Club Norwest.